Les meilleurs philosophes du 20ème siècle

Les philosophes sont des intellectuels dont les réflexions portent sur le rôle de l’homme dans l’univers, mais aussi sur les principes des êtres et des choses. Leurs travaux portent également sur Dieu, l’histoire et tous les grands problèmes de la métaphysique. Le raisonnement des philosophes se fonde sur les canons de la logique, la curiosité intellectuelle et certains dogmes consubstantiels à la philosophie comme le doute. Le XXe siècle a développé de grands philosophes auxquels il convient de s’intéresser.

philosophe

Max Weber

Né le 21 avril 1864, Max Weber est un philosophe, sociologue et économiste allemand. Il est particulièrement connu pour des analyses complexes qu’il a opérées sur le capitalisme et ses interrogations sur les changements provoqués par la modernité dans la société. Max Weber réfute avec brio l’idée selon laquelle la sociologie doit avoir ses propres méthodes d’études. Il trouve que la sociologie fait partie des sciences de la culture et, par conséquent, différentes des sciences de la nature. Weber pense cependant que l’économie politique peut s’inspirer des méthodes des sciences de la nature parce qu’elle n’en est pas éloignée.

Pour Max Weber, les sciences de la culture sont compressives et nécessairement historiques. Elles se rapportent à l’action de l’homme qui ne peut être que subjectif. C’est toujours à partir d’une situation historique donnée que l’homme donne un sens subjectif à ses actions. Weber conçoit la sociologie compréhensive comme une « science qui se propose de comprendre l’activité sociale et par là d’expliquer causalement son déroulement et ses effets ».

Par ailleurs, Weber développe aussi les concepts de neutralité axiomatiques par les jugements de valeur et les rapports aux valeurs. Il trouve que les jugements de valeur sont subjectifs et néfastes dans une réflexion sociologique. Par contre, les rapports aux valeurs optent pour la prise en compte de la place occupée par les valeurs dans la société analysée.

Sigmund Freud

Né le 6 mai 1956 à Freiberg et décédé en 1963 à Londres, Sigmund Freud est un philosophe neurologue autrichien reconnu comme fondateur de la psychanalyse. Il a aussi apporté une nouvelle conception de la conscience dans les sciences sociales. Contrairement à la conception ancienne qui expliquait les phénomènes qui échappent à la conscience par un arrière-plan et l’inconscient des thèses postromantiques, Freud conçoit la conscience autrement. Pour lui, l’inconscient est l’aptitude d’une représentation psychique présente à la conscience sans toutefois y dépendre.

Freud distingue 3 instances dans l’appareil psychique dans son premier topique. Il s'agit du conscient, du préconscient et de l’inconscient. La seconde topique de l’appareil psychique comprend le Ça, le Moi et le Surmoi. Le Ça est présent dès la naissance tandis que le Moi est en grande partie conscient et le surmoi n’est pas permanent. Il n’apparaît que lorsque le complexe d'Œdipe est résolu. Freud a également écrit sur les éléments suivants :

  • la libido et la sexualité ;
  • les rêves ;
  • les pulsions et le refoulement ;
  • le complexe d’Œdipe ;
  • les 5 stades du développement affectif.

Au cours du 20ᵉ siècle, Sigmund Freud a produit un très grand nombre d’ouvrages et de travaux sur le fonctionnement du cerveau. On peut citer l’interprétation du rêve, la psychopathologie de la vie quotidienne ou encore la psychologie des masses et analyse du moi.

Jean-Paul Sartre

Né le 21 juin 1905 à Paris dans le 16e arrondissement et mort en 1980, Jean-Paul Charles Aymard Sartre est un philosophe et écrivain français. Il marque la vie intellectuelle et politique française dans les années 1945 à 1970 par son apport notoire sur le courant existentialiste de la philosophie.

Dans son ouvrage intitulé l’être et le néant, Jean-Paul Sartre s’interroge sur les modalités de l’être dont il en distingue 3. Il s’agit de l’être en soi, l’être pour soi et l’être pour autrui. Pour Sartre, l’être en soi est à l’exemple d’un objet inanimé, sans aucune nuance par nature. L’être pour soi se rapporte à la conscience et l’être pour autrui se rapporte à la conception qu’autrui a de soi.

Jean-Paul Sartre pense que l’homme est libre de se définir lui-même parce que n’ayant pas de nature définie a priori. Ainsi, l’existence précède l’essence signifie que « l’homme existe d’abord, se rencontre, surgit dans le monde et qu’il se définit ». Son existentialisme s’oppose radicalement au déterminisme de Hegel.

Jean-Paul Sartre a considérablement contribué à l’enrichissement de la philosophie au XXe siècle. Au rang de ses ouvrages, il y a l’Être et le Néant, l’Imagination, l’Imaginaire et l’Existentialisme est un humanisme.