SANTE

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Investir :

La santé est un bien pour chacun, elle ne peut être regarder et évaluer que comme un investissement pour le bien être de tous au même titre que bien d’autres investissements dans notre Pays.

 

1.        Considérer la santé comme un investissement comme la scolarité ou les infrastructures routières par exemple.

2.        Mise en place d’une véritable politique de développement de la recherche médicale et pharmaceutique (multiplier par 10 dans un premier temps le budget actuellement consacré à la recherche médicale, le handicap et  à autres domaines liés à la santé comme l’alimentation (utilisation des OGM par exemple).

3.        Obligation pour toute personne responsable d'un accident de la route suite à une infraction d'effectuer de 1 à 12 mois (en fonction de conséquences de l’accident et de l’infraction en cause) de travail d'intérêt général en centre de rééducation.

4.        De véritables droits :

·         Reconnaissance des droits des malades (droit à une représentation démocratique au sein des hôpitaux, des organismes de soins à domicile, des mutuelles).

·         Droit de participer activement à l'organisation de ses soins (contenu, rythme, matériel, horaires...).

·         Droit au respect de la vie privée, au libre choix de vie (à l'hôpital, en foyer ou à domicile).

5.        Le personnel soignant et autres accompagnateurs (trices) :

·         Droit de choisir son personnel soignant (médecin, kinésithérapeute, infirmier (e), aide-soignant (e)...).

·         Renforcement et respect des règles professionnelles et / ou déontologiques chez les kinésithérapeutes et infirmières (avec interdiction de refuser un soin lorsque celui-ci est vital pour la personne handicapée), organisation obligatoire de gardes (pour assurer week-ends et jours fériés, par roulement) dans tous les Départements et dans les Communes et les Communautés de communes de plus 15 000 habitants.

·         Possibilité pour des personnes ayant un diplôme d'aide-soignant de s'installer en libéral (pour pallier le manque d'auxiliaires de vie et leur absence de formation en matière de soins)

·         Le CDH constate que, pour des raisons de rentabilité, de nombreuses infirmières refusent d'intervenir auprès des patients les plus dépendants et demandent à être réglées pour des actes non effectués. Informer les Personnes handicapées sur les peines encourues par les professionnels de santé en cas de refus de soins et possibilité pour les Personnes handicapées de saisir la CPAM pour escroquerie s’il s’agit de facturation pour des actes non effectués.

·         Développement de l’éducation à la vie autonome avec des formateurs handicapés.

·         Mise en place d'un système de protection juridique de la personne handicapée employeur afin qu'elle puisse facilement se séparer facilement d'un employé peu scrupuleux et, le cas échéant, être indemnisée d'une escroquerie.

·         Obligation du secret professionnel et du respect de la vie privé de la Personne handicapée pour les assistants et auxiliaires de vie.

6.        Concernant la santé mentale :

·         Selon les recommandations de la Cour des Comptes, en psychiatrie : évaluation des alternatives à l'hospitalisation pour mieux les développer ; développement des structures d'accueil intersectorielles et des FDT ( foyers à double tarification ) pour les personnes polyhandicapées ; organisation des réseaux de soins en santé mentale de manière à renforcer la collaboration entre les psychiatres libéraux et les hospitaliers ; étude des causes de l'augmentation des hospitalisations à la demande d'un tiers ; mise en oeuvre d'un outil à l'échelon national pour analyser les disparités et conduire les restructurations nécessaires.

·         Suppression de la sectorisation publique psychiatrique : libre choix de son psychiatre. La "sectorisation" est une « sectarisation », une atteinte aux droits de l'homme et à la liberté individuelle.

·         Suppression des mitards, lutte contre l'insalubrité des locaux dans les hôpitaux psychiatriques, condamnation immédiate des institutions chroniquement maltraitantes.

·         Lutte contre la tabagie dans les établissements psychiatriques.

7.        Concernant l’accueil en centre spécialisé :

·         Réalisation par la Cour des Comptes d’un rapport sur le coût comparé de la prise en charge en institution et le soutien à domicile des personnes selon les handicaps.

·         Application de l'article 9 de la Déclaration des Droits de l'Homme concernant le placement en centre : " Nul ne peut être arbitrairement détenu ou exilé "

·         Application de l'article 12 : " Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes ".

·         Concernant les institutions pour adultes handicapés, prise en compte du transport dans le prix de journée afin de supprimer la logique du ghetto.

8.        Accueil hospitalier :

·         Obligation pour les hôpitaux publics de disposer de chambres adaptées au handicap (accessibilité des WC et des douches, barrettes en braille ) et d'avoir au moins un traducteur en LSF. Développement intra-hospitalier des soins palliatifs dans les services ordinaires.

·         Mise en place urgente, obligatoire et gratuite d'une véritable stratégie de déploiement dans la connaissance des premiers gestes qui sauvent dont la population française accuse un retard préoccupant : 80 % des Allemands connaissent les gestes qui sauvent, contre 47 % en Angleterre et 13 % en France.

·         Mise en place effective de commissions de conciliation dans les hôpitaux publics et privés ( tel que prévu par le décret du 2 novembre 1998 et la circulaire du 1er juin 1999 ) avec les représentants des usagers.

·         Rendre obligatoire la formation, pour les personnels hospitaliers, à l’accueil des enfants nés avec un handicap et au soutien des familles dans les maternités, mais aussi à l’accueil de l’enfant et l’adulte handicapé hospitalisés.

·         Généralisation des soins hospitaliers à domicile et harmonisation du prix de journée sur le territoire pour permettre à toutes les personnes handicapées d'y avoir accès (et pas seulement les personnes âgées de plus de 60 ans).

9.        Flexibilité des horaires d’intervention à domicile de façon à pouvoir vivre normalement (sans être mis en pyjama et au lit tous les jours à 18 H 00 !) et se permettre des " extras " le soir ou le week-end. Mise en réseau des SESSAD sur tout le territoire (relais assuré en cas de départ en vacances).

10.    Prise en charge à 100% de tous les soins infirmiers nécessaires aux Personnes handicapées.

11.    Il existe une section (sixième) consacrée à la promotion des actions innovantes et au renforcement de la professionnalisation des métiers de service en faveur des personnes âgées : Ajout d’une septième section aux sections de la CNSA : pour le financement de dépenses de modernisations des services…pour les personnes handicapées (comme pour les personnes âgées) !

12.    Plus d’ouverture concernant la composition de la CNSA

13.    Lutter contre la brevetabilité du vivant.

14.    Mise en place d'une mutuelle spéciale handicap (service juridique, défense adaptée, dérogations aux PLU (plan local d’urbanisme), de constatation de non respect des lois,…).

15.    Amélioration de l'information médicale et pharmaceutique entre les Etats. Lutter contre les monopoles de l’industrie pharmaceutiques qui par fusions boursières, acquisitions de brevets et alliances stratégiques constituent des cartels et des monopoles inacceptables. Mise en place d'un système de contrôle des prix des médicaments.

16.    Obligation de rédiger toute notice explicative de produits en gros caractères et en braille, notamment pour les médicaments (boites et mode d’emploi).

 

Aspects économiques :

Depuis des décennies maintenant, nous entendons parler du déficit de la sécurité sociale, certes comme tous, le Collectif des Démocrates Handicapés (CDH) est inquiet de cette situation, mais il est aussi conscient que la santé est un bien précieux pour chacun et que comme la sécurité sociale elle doit être préservée ! Comment ?

Déjà, il faut bien constater que le droit à la santé constitue un investissement c’est pourquoi nous Collectif des Démocrates Handicapés (CDH) proposons de multiplier par 10 dans un premier temps les crédits consacrés à la recherche médicale et autres domaines liés à la santé comme l’alimentation (utilisation des OGM par exemple). D’autre part, il faut bien se rendre à l’évidence que les progrès médicaux notamment sur les affections longue durée comme le cancer ont un coût, notamment au regard du nombre de personnes (en croissance exponentielle) touchées par un cancer (augmentation 100% du nombre de cancer ces dix dernières années). Les crédits consacrés à la recherche médicale et annexes doivent permettre à long terme de faire des économies substantielles sur les frais et actes médicaux, et cette recherche doit rester dans le domaine public.

Si les mesures ci-dessus concernant la recherche ne sont pas suffisantes dans un premier temps, c’est à tous et à chacun de faire un effort supplémentaire (citoyens riches ou pauvres et entreprises). Certes il ne s’agit pas de « dépenser » sans rendre des comptes et sans compter, il s’agit surtout de repenser le système tel qu’il est aujourd’hui et ses priorités tout en maintenant une garantie de soin de bonne qualité à tous sur les maladies graves notamment. Nous savons trop bien, nous qui le vivons quotidiennement, tout le handicap que représente la longue maladie, c’est pour cette raison que nous considérons que le droit à la santé et un investissement au même titre que le droit à l’éducation ou aux infrastructures routières par exemple. Car sans santé, pas ou difficile accès à l’ensemble des composantes de notre société : école, emploi, vie de famille, etc.

Et n’oublions jamais que le droit à la santé ne doit pas concerner que les riches, ce droit doit être égalitaire pour tous.

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