TRANSPORT
1. Mise en place d’un plan quinquennal d’accessibilité de l’ensemble du parcours et des moyens de déplacement pour tous types de handicap.
2. S’il y a, en premier lieu, l’accessibilité « physique », l’accessibilité géographique est aussi à prendre en considération et à banaliser. Tous les réseaux de transports en commun doivent être pris en charge par des structures intercommunales, à l’échelon des cantons (par exemple), afin d’en limiter le coût. La possibilité de profiter de transports collectifs ne doit pas être l’apanage des habitants de grandes agglomérations. L’accès à la « ruralité » doit être possible pour tous, et ne plus être un privilège dans le choix. Trop de personnes handicapées souhaiteraient vivre et s’épanouir « à la campagne », mais ne le peuvent parce qu’il y serait impossible pour elles de se déplacer, ne serait-ce que pour faire leurs courses.
3. Un délai de six ans pour l’accessibilité aux personnes handicapées et à mobilité réduite des transports collectifs (et non 10 ans). Généralisation dans toutes les infrastructures de transport public d'adaptations conçues pour tous les handicaps : bandes bosselées pour aveugles, malvoyants et seniors sur les quais de RER, lecture en braille des panneaux de stations, sécurité incendie pour les malentendants avec flash lumineux couplé à la sirène.
4. Affichage des informations publiques en gros caractère et mises en place de mesure pour les Personnes handicapées mentales (désorientation en cas de remplacement, l’enlèvement ou la modification des informations relatives notamment à l’orientation).
Voyages en avion : Il incombe à toute compagnie aérienne d'établir des procédures pour l'admission des passagers handicapés dans le double respect du principe de non-discrimination et des impératifs de sécurité. Ces obligations de sécurité, étudiées en commun au sein des JAA dans le but de les uniformiser sur un plan européen et rendues obligatoires par la réglementation applicable en France, ne font pas obstacle au principe de non-discrimination. Or, l'accompagnateur exigé à certaines personnes handicapées par les compagnies aériennes ne bénéficie pas de la gratuité du billet, ce qui impose à la personne handicapée de supporter le surcoût lié au respect des normes de sécurité imposées à la compagnie. Cela est discriminatoire pour le passager handicapé. Les compagnies ne respectent pas, en outre, les engagements pris dans le code de bonne pratique dont elles sont signataires : proposer aux compagnies aériennes signataires du code de bonne pratique cité ci-dessus de pratiquer la gratuité du billet pour l'accompagnateur des personnes handicapées lorsque ce dernier est imposé par la compagnie aérienne,et ce quelle que soit la destination




