Pour un droit universel à l'aide à l'autonomie

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La période d'été est souvent la période choisie par les gouvernants, quels qu'ils soient, pour faire avancer des dossiers intéressant pourtant le "grand public", au premier chef. Il en est ainsi du débat sur le "cinquième risque" ou "risque perte d'autonomie". 

Afin que le débat ne se déroule pas sans une mobilisation importante de toutes et tous, des associations et des acteurs des secteurs handicap et/ou gérontologie, ainsi que des citoyens à titre personnel ont publié un communiqué. Nous vous invitons à en prendre connaissance ci-dessous (ainsi que des signataires). La liste des signataires ne demande qu'à s'enrichir d'un maximum de soutiens (dont le vôtre, qui sera bien accueilli). 

POUR UN DROIT UNIVERSEL A L'AIDE A L'AUTONOMIE

Après six mois de débat national sur la perte d'autonomie organisé par le Gouvernement la barrière d'âge de 60 ans entre personnes en situation de handicap et personnes âgées dites dépendantes n'est toujours pas remise en cause. Le vieillissement n'apparaît plus comme la catastrophe annoncée, mais le vrai régime universel de protection garantissant à chaque citoyen le droit à l'autonomie, quel que soit son âge ou l'origine de son handicap n'est toujours pas en vue. Ce régime devrait assurer des traitements analogues aux différentes personnes avec des solutions personnalisées en fonction de leurs besoins individuels. 

Face à l'opposition rencontrée lors du débat national, le recours à l'assurance privée obligatoire à partir de 50 ans et le gage sur le patrimoine semblent bien avoir été abandonnés. 

Cependant les mesures et les moyens annoncés, 1,2 milliard d'euros, suffiraient à peine à court terme à débloquer les situations les plus urgentes (pour aider les conseils généraux les plus en difficulté dans le paiement de l'allocation personnalisée d'autonomie [APA], pour soutenir les services d'aide et d'accompagnement à domicile en crise). Le reste à charge pour les personnes et leur famille devrait rester important, de 500 à 1000 euros au moins, si aucune solution n'est apportée sur le long terme. 

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Auteur : Jean-Louis Fontaine

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