Quand les lobbies font les lois...

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Le projet de loi de Paul Blanc (afficher ici) n'a pas fini de faire parler de lui. 

Les lobbies du BTP ont été d'une efficacité machiavélique. Réussir à faire voter ce texte au Sénat par la Majorité UMP, l'Union centriste, et le RDSE (à majorité PRG), alors qu'il remet en cause l'un des principes intangibles de la loi du 11 février 2005 : « l'accessibilité universelle » ! Qui peut encore croire à la «sagesse » des sénateurs, quand ceux-ci se montrent aussi « influençables » ? 

Les élus ont fait fi de la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées qui oblige aussi à la conception universelle de l'accessibilité. Le sénateur Blanc a précisé : « J'ai dû me résoudre la mort dans l'âme à des mesures de substitution pour le bâti neuf, à condition que le maître d'ouvrage prouve l'impossibilité technique ». Rien de plus précis... 

Chacun sait que « l'impossibilité technique » peut vite être imaginée : « quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage », quand on ne veut pas prendre la peine d'effectuer des aménagements, on dit que cela est « techniquement impossible ».

Il n'est pas question d'être « intégristes » en rapport à l'accessibilité, mais d'être réalistes et responsables, surtout concernant le bâti neuf. Au moment où, tenant compte du vieillissement de la population, on prône le « maintien à domicile » des personnes âgées tout le temps qu'elles sont autonomes, on ne peut accepter que cela soit « rythmé » par les entrepreneurs, selon leur bon vouloir. Comment maintenir chez elles des personnes en perte d'autonomie quand les lieux leur deviennent difficilement accessibles, si ce n'est en procédant à des aménagements spécifiques ? Où est l'intérêt économique de cumuler ainsi les surcoûts, alors que l'on peut les éviter ? A qui cela profite-t-il ? 

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Auteur : Jean-Louis Fontaine

 

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